On m’avait prévenu : ” Ne reste pas trop longtemps à Montréal ! “, ” Ce n’est pas une bonne chose de repasser par son point de départ…”

Qu’à cela ne tienne, depuis finalement le 16 août (date d’arrivée de mes ami(e)s à Québec) jusqu’au 29 août (date de départ de Liliane d’Ottawa), j’ai été dans un tourbillon d’activités.

Me revoilà sur la route, seul avec mon vélo, et il y a quelques jours, pour une raison que j’ignorais, ça n’allait pas…

Pas étonnant finalement, après deux semaines d’activités intenses, me voilà à vouloir rattraper mes quatre jours de retard (j’ai un billet de train Winnipeg-Churchill dans le nord du Manitoba pour le 2 octobre…), donc à ne pas rencontrer beaucoup de gens, refusant même des invitations afin de continuer la route…

Bref, après plus de 1500 km en 14 jours (12 finalement car un jour de photos à Toronto et un à Ottawa), j’ai pu rattraper mon retard et finalement prendre ce nouveau départ à l’île Manitoulin où le calme de l’endroit et sa sérénité m’ont permis de faire le point sur ces 120 premiers jours…

L’île Manitoulin est aussi reconnue pour être le territoire des Premières nations, alors sur l’île et partout ailleurs dans le nord de l’Ontario, on peut y voir des signes très révélateurs de cette culture.

Un totem pres de Sault Sainte Marie en Ontario

Et vous savez quoi, ces 9 000 premiers kilomètres m’ont appris une chose essentielle :

Que ce soit un coup de pédale, un pas en avant, lentement, très lentement parfois, mais en y allant à mon rythme, j’ai déja fait plus que jamais je n’aurais pensé faire…

Alors, je vais simplement continuer ainsi, même si le froid, le vent de face pointent le bout de leur nez ;-)

Parce que cela me permet de trouver ce que je cherche…

Parce que ce rêve est aussi pour aider des enfants malades à réaliser leurs souhaits les plus chers.

Parce que découvrir le Canada, c’est découvrir les gens, leur histoire, leurs richesses.

Parce que la vie est trop courte pour ne pas en profiter chacun à notre manière…