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Archive for the 'Meeting with Canadian people / Rencontre de Canadiennes' Category

Un serviteur de l’état impliqué : Gabriel Jean Simon / Nunavut Iqaluit / Gabriel Jean Simon, an involved Canadian!

Lors de ma rencontre avec Marianne Théorêt-Poupart à Whitehorse au Yukon, celle-ci m’avait parlé de son ami Gabriel Jean Simon. Comme souvent, ces quelques mots m’ont donnés le goût de rencontrer le personnage!

Né à Paris de parents Haïtiens, Gabriel perd malheureusement ses deux parents à l’âge de 6 ans. Il est alors adoptés par des amis de ses parents qui vivent au Québec.

Après des études en science de la santé au CEGEP , Gabriel découvre la vie étudiante. Dire qu’il a presque tout fait ne serait pas faux…Écrire dans le journal étudiant, faire de la radio, participer au club littéraire, au club de science et plus encore!

” J’avais de longues journées mais pas à cause de l’école! Rencontrer les gens, possibilité de faire des choses différentes, avoir des opportunités. Tout cela m’a nourrit énormément.”

Moi qui ne suis pas un grand spécialiste de la politique, Gabriel m’a parlé des simulations parlementaires auxquelles il a participées. “C’est comme un jeux de rôle mais au niveau des système politique. On fait une réplique avec 4 projets de lois, les débats, les commissions parlementaires, le vote final et l’adoption ou non de la loi. C’est très formateur!”

“Les Québécois sont des spécialistes des simulations parlementaires. On les retrouve à tous les niveaux, municipales, régionales et nationales.”

Source http://www.actioncanada.ca/francais/2003.htm

À parti de ce moment là, Gabriel décide de devenir un serviteur de l’état. “Je voulais faire quelque chose qui aura un impact positif au niveau public.”

Gabriel Jean-Simon est titulaire d’un baccalauréat en Science politique de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en Analyse des politiques de l’Université Laval. Sa maîtrise est assortie d’une spécialisation en politiques sociales effectuée à Lund, en Suède.

Durant ses études, Gabriel s’est investi dans le domaine des simulations parlementaires dont le Parlement jeunesse du Québec, le National Model United Nations à New York et la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe dont il a également été le président du conseil d’administration. L’implication sociale de Gabriel ne s’est pas arrêtée là puisque durant cette période, il a aussi occupé, entre autres, les postes de président de son association étudiante de premier cycle, de membre du bureau exécutif de la fédération étudiante de l’Université de Montréal puis de président de son association étudiante de maîtrise.

Son engagement et ses résultats scolaires lui ont d’ailleurs valu d’être lauréat du prix de la Lieutenant-gouverneure du Québec ainsi que d’un prix de l’Université Laval. Sur le plan professionnel, Gabriel a été chargé de projet en matière de développement de la société de l’information, pour la Francophonie, à Madagascar, et pour le gouvernement du Québec.

Récipiendaire de la bourse Jean-Charles-Bonenfant, Gabriel a également effectué un stage d’un an à l’Assemblée nationale du Québec afin de mieux comprendre le fonctionnement des institutions politiques québécoises.

Gabriel est, aujourd’hui, littéralement au service du pays puisqu’il est membre de l’équipe de Service Canada. Service Canada a pour objectif d’offrir une meilleure prestation de services publics- à guichet unique- aux Canadiens et ce, partout sur le territoire.

Depuis deux ans et demi, Gabriel suit une formation qui va durer 4 ans au total. Il a choisi le Nunavut pour sa nouvelle mission : trouver des moyens d’améliorer la prestation de services pour les habitant du nord.

À n’en point douter, le défi est de taille mais ne semble nullement impressionné le jeune serviteur de l’état. “Aller au delà de ce qui est attendu”, voici ce qui motive Gabriel! “Prôner l’efficacité du privé et le souci du service à la clientèle mais avec l’abscence d’intérêts mercantiles du public.”

“Y aller petit à petit afin d’avoir tous les outils pour arriver à mes objectifs.”

Un immense MERCI Gabriel pour avoir partagé avec moi ton histoire. Je serais bien curieux de voir où tu seras rendu dans 10 ans! Bonne route!

Un serviteur de l’état devant une carte du Canada, Gabriel Jean Simon
Gabriel Jean Simon, un serviteur de l'état impliqué!
Gabriel Jean Simon, an involved Canadian

During my meeting with Marianne Théorêt-Poupart Whitehorse in the Yukon, she spoke to me of her friend Gabriel Jean Simon. As often, these few words given me the envie of meeting the character!

Born in Paris of Haitian parents, Gabriel unfortunately lost his parents at the age of 6. Then he has been adopted by friends of his parents who live in Quebec.

After social studies, Gabriel discovers student life. Saying he has done almost everything is not wrong … Writing in the student newspaper, doing radio, participate in the literary club, science club and more!

“I had long days but not because of school! Meet people, possibility of doing different things, to have opportunities. All this feeds me enormously.”

Source http://www.actioncanada.ca/english/2003.htm

At this time, Gabriel has decided to become a servant of the state. “I wanted to do something that will have a positive impact in public.”

Gabriel Jean-Simon holds a B.A in Political Science from the University of Montréal and a Master’s degree in Policy Analysis from Laval University. For his Master’s, he went to Lund, in Sweden, to specialize in social policy.

During his university years, Gabriel took an active part in parliamentary simulations especially in the Quebec Youth Parliament, the National Model United Nations in New York and the simulation of the European Parliament Canada-Québec-Europe for which he also presided on the board of directors. Gabriel’s social commitment does not stop there as, at that time, he was also the president of his undergraduate students’association, a member of the executive board of the Student Federation of the University of Montréal and then, the president of his graduate students’association.

Thanks to his commitment and his academic achievements, he received the Québec Lieutenant-Governor’s award as well as an award from Laval University. On a professional level, Gabriel has been a project manager for the development of the information society, for francophonie, in Madagascar, and for Québec’s government.

After he received a scholarship from the Fondation Jean-Charles-Bonenfant, Gabriel completed a one-year internship at the Qu ébec National Assembly in order to have a better understanding of the way Québec’s political institutions work.

Today, Gabriel is literally at the service of the country as he is a member of the Service Canada team. The goal of Service Canada is to provide better - one-stop - public services to Canadians throughout Canada.

For two and a half years, Gabriel follows training that will last 4 years in total. He has decided to go to Nunavut for his new mission: to find ways to improve services for the inhabitants of the north.

With no doubt, the challenge is huge but does not seem impressed the young servant of the state. “Go beyond what is expected”, here is what motivates Gabriel! “Advocating the effectiveness of private and attention to customer service but with the abscence of mercantile interests of the public.”

“Going slowly in order to have all the tools to achieve my goals.”

A huge THANKS Gabriel for sharing with me your story. I would be curious to see where you will be in 10 years! Enjoy your way!

Great meeting with Eva Aariak, Languages Commissioner of Nunavut / Iqaluit / Rencontre avec Eva Aariak, la Commissaire aux langues du Nunavut

Eva Aariak a grandi près de Artic Bay, dans le nord-ouest de la Baie d’Hudson.

Quand je lui ai demandé quels souvenirs elle gardait de son enfance dans ce petit village constitué de seulement 4 familles à l’époque, Eva m’a répondu :

“Nous n’avions pas d’électricité, ni de téléphone, ni télévision, nous étions tous le temps dehors. Mon père travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson, c’était un homme à tout faire!”

“Ma mère s’occupait principalement de mes 5 soeurs, mon frère et moi, elle travaillait aussi comme coiffeuse. Comme tous ce que nous avions était fait à la main, chaussures, habits…plus la famille était grande plus la mère était occupée!”

Eva a beaucoup aimé cette vie dehors, même si le climat était froid. Ils avaient seulement un poêle à huile et c’est d’ailleurs elle qui avait en charge de le remplir chaque jour. “Nous pêchions, chassions les phoques, les lapins, très peu de caribou à cette époque.”

Puis Eva est allé à Churchill au nord du Manitoba pendant 3 ans pour apprendre les techniques traditionnels à l’école. “Nous avions une semaine par thème tels que la cuisine, la nutrition, des expériences de travails à l’hôpital, au magasin général…c’était la fin de l’école traditionnelle.”

Puis après cela, elle a continué des études à Ottawa. Elle y a rencontré son mari qui était originaire du village de Pond Inlet. Après quelques temps là-bas, Eva vit depuis 21 ans à Iqaluit qu’elle considère maintenant comme sa maison.

Lors de la séparation avec le territoire du Nord-Ouest, le Nunavut a finalement été crée en 1999. À ce moment là, un poste a été ouvert comme Commissaire aux langues du nouveau territoire.

Logo du bureau du Commissaire aux langues du Nunavut

“J’ai trouvé cela très excitant, c’était la première fois que ce poste existait. Tout était à faire pour protéger les trois langues officielles du Nunavut, l’anglais, le français et bien sûr l’inuktitut”

Le souhait d’Eva est de permettre à chacun d’être trilingue, d’être capable de travailler partout dans le monde. L’anglais étant une des langues les plus courantes, le français qui peut aider beaucoup aussi et enfin l’inuktitut qui reflète les traditions et l’histoire des Nunavummiut.

“Lors de mes visites dans chacunes des communautés Inuits, j’ai rencontrés les habitants afin de savoir ce qu’ils avaient à dire à propos des langues. 99,99 % des commentaires étaient “nous voulons que l’inuktitut soit plus visible, plus fort, qu’il soit utilisé à la maison, garder à l’esprit que cette langue doit survivre.”

Bien sûr, Eva a à coeur que les deux autres langues soient respectées.

Grâce aux recommandations que le bureau du Commissaire aux langues donne à l’Assemblée législative du Nunavut, le défi peut être relevé : assurer la prospérité et l’essor des trois langues officielles l’inuktitut/inuinnaqtun, l’anglais et le français. “En faisant la promotion de nos langues et en les protégeant, nous enrichissons nos cultures.”

Pour en savoir plus sur le travail d’Eva Aariak, visiter le lien suivant.

Le logo du Bureau du Commissaire aux langues du Nunavut comporte une seule fleur pourpre de saxifrage, aupilattunnguaq en inuktitut, protégée par le qilaut, le tambour inuit.

Emblème du Nunavut, l’aupilattunnguaq représente tous les Nunavummiut, sans égard à leur horizon ethnique ou à leur langue maternelle. Florissant dans le sol rocheux du Nunavut, cette modeste plante est à la fois signe de force, d’endurance et de fragilité. L’aupilattunnguaq, entité vivante dont la croissance et la survie nécessitent soins et protection, est un puissant symbole pour les langues du Nunavut.

Le qilaut indique l’importance de la langue inuite sur le nouveau territoire. C’est l’un des aspects les plus universels de la culture inuite, le terme qilaut étant commun à tous les dialectes du Nunavut. Le qilaut faisait (et continue de faire) partie intégrante des chants et des histoires transmises par les aînés, et grâce auxquels les jeunes apprennent la richesse de la langue. Le son du qilaut, comme la langue elle-même, résonne aux oreilles des Inuits depuis d’innombrables générations.

Plus d’informations sur la langue de l’inuktitut voir le lien suivant sur Wikipedia.

Eva Aariak, commissaire aux langues du Nunavut

Eva Aariak grew up near Arctic Bay in the north-west of Hudson Bay.

When I asked her what she kept memories of her childhood in this small village with only 4 families at that time, Eva told me:

“We had no electricity, no telephone, no television, we were all the time outside. My father worked for Hudson Bay Compagnie, he was a handyman!”

“My mother takes care of my 5 sisters, my brother and me, she worked also as a hairdresser. Like all what we had was done by hand, shoes, clothes … The mother was really busy when family was bigger! ”

Eva loved this life outside, even though the weather was cold. They had only one oil stove and she was in charge of filling it every day. “We fished, hunting seals, rabbits, very few caribou at the time.”

Then Eva went to Churchill in northern Manitoba for 3 years to learn the traditional techniques at school. “We had one week for one subject such as cooking, nutrition, works experiences at hospital, at the general store … it was the end of the traditional school.”

Then after that, she continued studying at Ottawa. She met her husband who was born in the village of Pond Inlet. After some time there, Eva lived for 21 years in Iqaluit as she now considers her home.

After the separation from the northwest territory, Nunavut was finally created in 1999. At this point, one post was opened as the Languages Commissioner of that new territory.

“I found it very exciting, it was the first time that the post existed. Everything had to be done to protect the three official languages of Nunavut, English, french and of course the Inuktitut”

The desire to Eva is to enable everyone to be trilingual, to be able to work anywhere in the world. The English language is one of the most common, the french who can help, too, and finally Inuktitut, which reflects the traditions and history of Nunavummiut.

Écriture inuktitut à l’office de tourisme d’Iqaluit

“During my visits to each Inuit communities, I have met the people to find out what they had to say about languages issues. 99.99% of the comments were” we want Inuktitut more visible, stronger, used at home, keep in mind that this language should survive. ”

Of course, Eva thinks that the other two languages has to be respected.

Thanks to the recommendations of the Office of the Languages Commissioner gives to the Legislative Assembly of Nunavut, the challenge can be done : to ensure the prosperity and growth of the three official languages : Inuktitut / Inuinnaqtun, English and french. “By promoting our languages and protecting them, we enrich our cultures.”

To learn more about the work of Eva Aariak, visit the following link.

The logo of the Office of the Languages Commissioner of Nunavut consists of a single purple saxifrage flower, aupilattunnguaq in Inuktitut, protected by the qilaut, the Inuit drum.

As the official flower of Nunavut, aupilattunnguaq represents all Nunavummiut regardless of their ethnic background or mother tongue. Blossoming in Nunavut’s rocky soil, this small plant signifies strength, endurance and at the same time fragility. Aupilattunnguaq is a powerful symbol for Nunavut’s languages as living entities that must be nurtured and protected to grow strong.

The qilaut points to the importance of the Inuit language in the new territory. It is one of the most universal aspects of Inuit culture, with the term qilaut common to all of Nunavut’s dialects. The qilaut was (and continues to be) integral to the singing of songs and the telling of stories through which young people learned the richness of the language from their elders. The sound of the qilaut, like the language itself, has resonated in the ears of Inuit for countless generations.

More information about the language of Inuktitut, see the following link on Wikipedia.

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